jour 52 étape 48 : de Najera à Santo Domingo de la Calzada : 21,3 km Vendredi 18 Mai 2012

Vendredi 18 Mai 2012

Pèlerinages à deux vitesses, mais à égale respectabilité
Hier un pèlerin français nous a rattrapé. Il est parti comme nous du Puy en Velay, mais 3 semaines plus tard, le 20 avril! Il fait une moyenne de 36 km par jour, en nous disant que ce n’est qu’une question de mental ! Nous mesurons notre piètre performance à l’aune d’un tel exemple. Mais le même soir, nous avons rencontré un autre jeune français d’Epinal, étudiant celui là, qui nous a rendu notre dignité, par le respect qu’il nous a témoigné en apprenant que nous avions parcouru plus de 900 km.

Avez-vous pensé à vous équiper de vos protections individuelles?


Sur notre chemin, nous tombons sur un panneau nous enjoignant de porter nos équipements individuels! Casques, chaussures de sécurité, casque anti-bruit, gants…
Mais on a rien de tout ça! En plus, la dernière injonction du panneau, c’est d’interdire le passage aux piétons!
Et vous voyez la marre qui barre le chemin? Là, il faut carrément des cuissardes pour passer les 20cm de profondeur (non prévues sur le panneau). Finalement, nous passons en marchant en équilibre sur un tuyau d’irrigation.
En fait, il s’agissait simplement d’annoncer un travail d’enrochement d’un canal de déviation.

Deux pelles mécaniques s’activent à enrocher soigneusement le fond et les côtés du canal avec une dextérité de carreleur, tout en maniant des roches de plus d’une tonne chacune.

Des mouches dauphines et des éclaircies localisées
Notre chemin du jour est un long chemin d’exploitation agricole caillouteux. Un petit essaim de moucherons précède chaque pèlerin. Un moment inquiet sur leurs intentions, on s’apercoit qu’ils n’ont aucune visée de piqure en vue. Ils nous précèdent tels des dauphins qui dansent devant les bateaux en pleine mer. Bon, c’est moins joli, c’est sûr.


Il y a des nuages et de grandes taches de soleil. L’ennui pour les pèlerins, c’est quand ces taches de soleil illuminent les montées. Voyez les pauvres pèlerins sur la photo. C’est pris au téléobjectif. C’est à 1 km. Malheureusement 1/4 d’heure plus tard quand nous aborderons nous aussi la montée, la tache de soleil sera toujours au même endroit, et les pauvres ce sera nous.

Pèlerin de fer, pèlerin de chair

Il y en a un qui restera sur place!

Alouette
Une alouette (peut-être tout simplement intéressée par nos moucherons) est descendue des hauteurs célestes pour venir nous saluer sur le bord du chemin. Nous sommes habitués à voir un point minuscule dans le ciel, un point qui pépie à tue-tête et nous pensions que l’alouette était un tout petit oiseau. Et là, nous voyons un oiseau finalement assez dodu.

Des cultures à perte de vue et un chemin interminable
Aujourd’hui le chemin est à nouveau un peu ennuyeux, car les cultures sont sans fin et le chemin aussi

Santo Domingo de la Calzada à 3 km environ

Ce soir nous logeons à l’hospederia cistercienne d’une modernité remarquable.
Nous avons visité la cathédrale (entrée payante comme c’est souvent le cas ici).

un campanile magnifiquement ouvragé

Michelle a essayé de rentrer à vélo.

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2 réflexions sur « jour 52 étape 48 : de Najera à Santo Domingo de la Calzada : 21,3 km Vendredi 18 Mai 2012 »

  1. Josiane

    Continuez bravement à votre rythme, vous faite ça très bien. Il faut pouvoir profiter des beaux paysages, s’imprégner des odeurs, des terres traversées, voir les choses inédites et spécifiques.
    Non Michèle n’essaie pas de rentrer à la maison en vélo, tu as reçu un si joli bouquet hier !!

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