jour 46 étape 42 : de Pampelune à Puente la Reina : 24,3 km samedi 12 mai 2012

Samedi 12 mai 2012  —— 800 km

L’étape est longue et en plus, nous voudrions passer par l’ermitage d’Eunate, se qui rajouterait encore 4 km. Alors, nous prenons la décision de prendre le bus pour sortir de Pampelune. Nous prenons la ligne 1 qui nous propulse jusqu’à Cizur Minor à 5km du centre ville. La ligne de bus suit le chemin. Et nous dépassons des dizaines et des dizaines de pèlerins. Nous prenons la mesure du nombre de pèlerins sur le chemin.
A la descente du bus, nous faisons les achats pour le casse-croûte du midi et nous prenons le chemin. Quelque part, nous passerons les 800 km depuis Le Puy. Nous montons doucement vers le mont del Pardon dont la crête est hérissée d’une cinquantaine d’éoliennes.

Plus nous nous élevons, plus nous obtenons une vue superbe sur Pampelune.

vue arrière sur Pampelune

A 500m nous commençons à percevoir le bruit des éoliennes. Arrivés au col, le bruit est fort et dérangeant. Une sculpture en acier représente la caravane continue des pèlerins au travers des siècles.

Nous redescendons, cette fois vers le coeur de l’Espagne par un chemin caillouteux. Par chance le soleil n’arrive pas à percer les nuages, car il nous aurait cloués au sol. Un vent frais nous a bien ventilés, ce qui n’était pas désagreable.

Arrivés à Muruzabal, nous décidons de faire le détour pour voir l’ermitage d’Eunate. Très vite nous le voyons loin dans la plaine. Il est signalé à 2 km, mais sous le soleil, nous fatiguons et nous trouvons le chemin bien long. Finalement, à 15h, nous l’atteignons.

chapelle Santa Maria d’Eunate

C’est une petite chapelle romane en grès rose octogonale. Elle est entourée d’une enceinte d’arcades de cloître à piliers simples et parfois doubles, enceinte également octogonale. Puis un mur d’enceinte également octogonal lui donne un aspect de chapelle fortifiée.

Malheureusement, la chapelle n’est pas visitable avant 16h. L’ermitage lui-même est un petit bâtiment rectangulaire qui, aujourd’hui sert d’auberge à pèlerins. Et surprise, elle est tenue par Marie-Rose, une alsacienne de Lapoutroie. Elle nous raconte l’histoire de la vierge à l’enfant qui fut volée voilà 40 ans. Une très belle vierge à l’enfant la remplace aujourd’hui. Un éclairage calme à travers l’albâtre des ouvertures romanes baigne la chapelle d’une clarté diaphane.

Car, nous avons attendu 16h pour visiter. Le temps d’attente était bienvenu pour faire une partie du compte rendu journalier (sur le téléphone).
Les 5 km qui nous séparaient encore de. Puente la Reina nous ont paru bien longs.
Le soir, nous avons mangé avec le même couple de français que nous avions rencontré a Roncevaux.

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