Etape 02 : chemin de Saint-Jacques en Alsace : de Soultz-sous-forêts à Marienthal : 25 km

 

Ce matin, le ciel est nuageux, il fait bon. Nous avons un bon de la mairie pour une baguette fraiche. Le curé qui était déjà en congé hier, n’est pas là pour nous tamponner la créanciale. Tant pis. Petit déjeuner pris, on part. Le soleil ne perce pas. Cela nous permet de pousser jusqu’à Surbourg à découvert à travers champs.


C’est à Surbourg que le premier évêque d’Alsace, le fameux saint Arbogast, aurait vécu dans un ermitage. Nous nous attendons donc à en apprendre davantage dans la belle église romane du village. Mais elle est fermée. 

Plus bas dans le village, on découvre une alfa-roméo qui, littéralement prend racine.

On repart vite, car nous allons rejoindre le couvert de la forêt presque tout le reste de la journée. Le chemin emprunte une ancienne  voie ferrée dont il ne subsiste que l’emprise dans la forêt.

Cela fait une traversée toute droite. Bientôt, nous croisons une autre ligne de chemin de fer : Strasbourg – Wissembourg. Nous pensons à Robert qui travaillait à la SNCF. Et justement, comme par un fait exprès, il appelle et nous discutons un moment. Dans la forêt on est protégé du soleil, mais en contrepartie on est assailli par les moustiques.

En sortant du bois, nous arrivons à Walbourg, village-faubourg, que nous traversons péniblement car maintenant le soleil est au zénith. Pas un magasin d’alimentation, pas un bistrot. A la sortie du village, un séminaire avec l’abbaye Sainte Walburge qui date de 1456.


On repart dans la forêt et on mange ce qu’on a : du pain et des nectarines et quelques fruits secs.

Le chemin est tout simplement une interminable piste cyclable en bitume. Les pieds chauffent dangereusement.

A la sortie du bois, un beau lavoir.

Puis l’entrée dans Haguenau, toujours avec le soleil  et toujours sur le bitume. Au bout d’un temps infini, nous arrivons au centre ville. Le ciel se charge de nuages noirs, la pluie commence à tomber. Nous nous réfugions dans un magasin.
L’orage gronde.

Fatigués et n’ayant plus envie de braver l’orage sur 4 km, nous décidons d’aller à Marienthal en bus.
On arrive secs et fourbus un peu plus tard.
L’accueil des sœurs du pèlerinage de Marienthal est très chaleureux. Vite on monte dans la chambre et Michel s’apprête à prendre une douche quand…nous découvrons ce que nous pensons être deux punaises de lit, qui tentent de remonter les bords lisses du lavabo.


Grosse panique. On se rhabille vite fait pour quitter les lieux au plus vite.

Nous expliquons à la sœur ce que nous avons découvert et que nous allons quitter l’établissement. Elle monte voir et nous dit : mais ce sont des psoques ! Comme on en trouve dans toute vieille maison en bois.
Mais chat échaudé craint l’eau froide.
Psoques ou pas psocs, compte tenu de notre expérience de 2012, nous décidons de ne pas rester, en laissant derrière nous lit, repas et chèque de règlement du séjour.

On reprend le bus Marienthal – Haguenau et nous nous mettons à la recherche d’un hôtel. Le premier à la gare nous paraît cher. Le deuxième , nous ne le trouverons jamais. Après avoir sillonné à pied Haguenau en tous sens, on en revient à l’hôtel de la gare et nous nous reposons enfin. On a des ampoules aux pieds, le moral dans les chaussettes.

Et le duo de saumon et de sandre que nous trouvons en ville ne suffit pas à nous rassurer pour la chaude journée de demain qui s’annonce.